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Le triangle dramatique de Karpman

  • Photo du rédacteur: Romane Chaussé
    Romane Chaussé
  • 30 oct. 2025
  • 4 min de lecture

Nous avons tous, un jour, endossé un rôle : celui qui sauve, celui qui subit ou celui qui accuse.

Ce n’est pas une faute, c’est une expérience humaine.

Mais lorsque ces rôles deviennent une habitude, ils enferment notre énergie, épuisent nos relations et nous coupent de notre vérité intérieure.

Reconnaître ce schéma, c’est déjà commencer à s’en libérer.



Le triangle dramatique : sauveur, victime, bourreau

Le triangle dramatique, conceptualisé par Stephen Karpman, décrit une dynamique relationnelle inconsciente dans laquelle trois rôles se répondent : le sauveur, la victime et le bourreau.

Sous des apparences très différentes, ces trois postures reposent sur la même base : la perte de responsabilité personnelle et la recherche d’énergie à travers l’autre.


  1. Le bourreau impose, critique ou contrôle pour masquer son insécurité. Le bourreau cherche à dominer pour exister, puisant dans la peur et la soumission de l’autre. Il a besoin de se sentir important, au dessus de l’Autre, puissant, peu flexible, n’hésitant pas à dépasser les limites des autres (imposer un conflit/une discussion, ne pas prendre en considération l’Autre…).

  2. Le sauveur aide, conseille et s’épuise à vouloir porter les douleurs d’autrui pour se sentir utile ou reconnu. Le sauveur se nourrit du besoin de se sentir utile, indispensable, parfois même supérieur, en prenant sur lui ce qui ne lui appartient pas. Il se pense souvent altruiste, généreux, empathique, mais, pourtant il ne nourrit que son propre égo bien que sous couvert d’altruisme.

  3. La victime, quant à elle, subit, se plaint, attire la compassion, mais reste figée dans l’impuissance, convaincue que la solution viendra de l’extérieur.

    La victime attire également la compassion, la pitié ou la protection, mais reste prisonnière d’un rôle qui lui ôte tout pouvoir personnel : ce qu’elle vit est dramatique et elle a absolument besoin de reconnaissance extérieure, sans hésiter à vouloir être le centre de l’attention, à considérer les problèmes des autres comme « moins », à vouloir se mettre immédiatement en lumière si un tiers raconte son propre vécu.


Ces trois pôles forment un circuit énergétique fermé :

le bourreau draine par la domination, le sauveur par le surinvestissement, la victime par la dépendance émotionnelle.

Tous cherchent, inconsciemment, à combler un manque intérieur à travers l’autre — et finissent vidés, désalignés, coupés d’eux-mêmes.


Ce qu’on oublie souvent, c’est qu’une même personne peut passer tour à tour par les trois rôles.

Une victime blessée peut devenir bourreau en se défendant, un sauveur fatigué peut se sentir victime, et un bourreau peut s’enfermer dans la culpabilité.

C’est une danse inconsciente où chacun change de masque selon la situation.





Les illusions de l’inconscient et la fuite de responsabilité

Beaucoup de personnes pensent ne pas être concernées par ce triangle.

Elles se croient « au-dessus » de ces dynamiques, persuadées d’être dans la justesse ou la bienveillance.

Pourtant, le triangle dramatique agit dans l’ombre, souvent à travers nos blessures non guéries ou nos besoins de reconnaissance.


Certaines personnes, convaincues d’agir pour le bien, peuvent devenir malgré elles des bourreaux.

Elles blessent l’autre en se pensant légitimes, persuadées que leurs intentions justifient leurs actes.

Mais lorsqu’on fait mal à quelqu’un, même sans intention, la responsabilité reste la même : celle de reconnaître la douleur causée.


Ce mécanisme devient encore plus pernicieux lorsque, confrontées à la souffrance de l’autre, ces personnes se repositionnent aussitôt en victimes.

Elles cherchent à se faire plaindre, à inverser les rôles, ou à rallier d’autres personnes à leur récit pour éviter d’affronter leur part d’ombre et faire croire qu’elles sont légitimes d’avoir eu ce comportement, que c’est la réaction de la personne (blessée et victime du bourreau donc) qui est anormale ou agressive.

C’est une fuite inconsciente, mais qui entretient la confusion et ravive les blessures.


Assumer ses responsabilités, c’est sortir du triangle.

C’est avoir le courage de se regarder en face, sans se condamner mais sans se mentir non plus.

Reconnaître sa part de bourreau ne fait pas de nous une mauvaise personne mais un être humain en chemin.

Refuser de le voir, en revanche, c’est se condamner à répéter les mêmes schémas.



D’un regard chamanique

Dans un travail chamanique, ces dynamiques ne sont pas seulement des comportements : ce sont des empreintes vibratoires.

Chaque rôle du triangle dramatique se remarque dans l’énergie d’une personne que l’on fréquente, mais est également une mémoire non guérie qui attire inconsciemment des situations similaires.


Les soins chamaniques permettent d’aller au-delà du mental pour libérer ces charges à leur source : dans le corps, l’âme et la mémoire traumatique.

Ce processus n’accuse ni ne juge : jamais il ramène à l’équilibre sain.

Lorsque ces mémoires sont reconnues et transmutées, l’énergie bloquée se remet à circuler.

L’être retrouve alors son axe, sa clarté et sa paix intérieure, avec évidemment du travail sur soi.


Sortir du triangle dramatique devient alors un acte spirituel de guérison :

celui de ne plus nourrir le drame, mais la conscience.

De ne plus réagir, mais d’être.

De ne plus se vider, mais de rayonner.




Conclusion : Revenir à soi, hors du drame

Sortir du triangle dramatique, c’est revenir à soi.

C’est cesser de se définir par la douleur, par le besoin de sauver ou par la peur d’être rejeté.

C’est choisir la responsabilité, la lucidité et la douceur.


Quand on reprend la responsabilité de son énergie, tout s’apaise.

Les liens se rééquilibrent, les tensions se dissolvent, et la lumière intérieure reprend sa place.

La paix ne vient pas de l’extérieur, mais du cœur qui cesse de lutter.


Chaque être a la capacité de transformer ses blessures en sagesse, ses luttes en apprentissage, et ses ombres en force.

C’est dans cette conscience que l’âme retrouve sa liberté, et que la vie redevient un chemin de beauté et d’amour, pour soi comme pour les autres.

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